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Soirée de discussion autour d’un film sur les travailleurs saisonniers en Suisse

Quand les étrangers viennent pour travailler,

et c’est tout !

« Les travailleurs saisonniers aussi ont le droit de vivre avec leur famille »

Depuis longtemps les immigré·e·s construisent les routes et les maisons de la Suisse et officient dans les services. Mais le discours sur la politique migratoire est dominé par deux types d’argumentation.

La première renvoie à un discours xénophobe qualifiant une grande partie des «étrangers» comme mettant en cause une supposée identité suisse (d’où la notion de «surpopulation étrangère») ou étant des «moutons noirs», à expulser.

La seconde affiche, sans détours, l’intérêt à pouvoir disposer d’une main-d’œuvre spécialisée et/ou à bon marché. Le silence ou l’opposition avouée sont faits pour ce qui concerne les droits politiques et, en partie aussi, les droits sociaux et syndicaux.

Que ce soit avec le statut des saisonniers (réintroduit aujourd’hui sous de nouvelles formes) et avec la multiplication des permis de travail, la politique migratoire de la Suisse affirme une logique: celle de «l’assimilation» pour une fraction des immigré·e·s ; celle d’une division de l’ensemble des salarié·e·s grâce aux statuts multiples ainsi qu’à l’idéologie xénophobe ; celle de la négation de droits humains fondamentaux – reconnus dans la Déclaration universelle de 1948 – pour une frange non-négligeable des migrant·e·s.

Pourquoi – ou pourquoi pas – des droits politiques et sociaux identiques pour tous ceux et celles qui vivent et travaillent en Suisse ? Voilà un thème débattu depuis le milieu des années 1960.

Nous proposons d’en discuter autour du film « Le revers de la médaille » d’Alvaro Bizzarri (1974) . Derrière la façade officielle de la Bienne des années 1970, une ville suisse en pleine expansion, le réalisateur souhaite montrer une autre réalité : celle des baraques sans confort, où logent des milliers de travailleurs saisonniers séparés de leur famille et contraints de rentrer dans leur pays d’origine au moins trois mois par année. Une histoire qui se répète, aujourd’hui, sous des formes analogues.

La projection aura lieu :
– à l’Université de Fribourg le mardi 25 octobre à 17h45, Miséricorde, salle de cinéma
– à l’Université de Genève le jeudi 27 octobre à 18h15, Uni-Mail, salle M1130

Cet événement est organisé par le Cercle La brèche avec le soutien de la CUAE. Les Universités de Genève et Fribourg sont étrangères à cette manifestation. Un apéritif sera offert après la discussion.

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