Histoire/Israël-Palestine/Soirées de discussion

Qu’est-ce que le sionisme? Discussion. Mardi 30 septembre à l’Université de Fribourg

Cercle La brèche

Qu’est-ce que le sionisme?

Soirée de discussion

30 septembre – Université de Fribourg – 18h15 – salle MIS 4120

 

Début juillet 2014, l’Etat d’Israël lançait son opération «bordure protectrice». En un mois et demi, plus de 2100 personnes furent tuées et des milliers d’autres blessées gravement lors de l’agression militaire contre la bande de Gaza. Il faut y ajouter les dizaines de milliers de déplacés, les personnes traumatisées sur le long terme ainsi que les infrastructures – écoles, logements, hôpitaux – détruites ou endommagées, cela dans un territoire qui est une prison à ciel ouvert pour ses 1,8 million d’habitant·e·s, privés de liberté de circuler.

Cette attaque s’inscrit dans une longue série d’interventions militaires israéliennes. La première se déroula en 1947-48 avec l’expulsion et l’appropriation de la terre de centaines de milliers de Palestiniens. Ce fut l’acte fondateur de l’Etat d’Israël, qui proclama son indépendance en mai 1948. En 2012, 66 ans plus tard, l’ONU évalue à près de 5 millions le nombre de réfugié·e·s palestiniens, répartis dans des camps en Syrie, en Jordanie, au Liban, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Environ 20% de la population de l’Etat d’Israël sont Palestiniens. Des centaines de milliers d’autres vivent en dehors du Moyen-Orient.

Des guerres permanentes

Depuis 1948, les guerres se sont succédées dans la région: en 1956, en 1967, en 1973, en 1982 et en 2006. Les soulèvements, connu sous le nom d’intifada, de la fin des années 1980 contre l’occupation militaire de la Cisjordanie et de Gaza amena l’Etat Israël a modifier sa politique et à s’engager dans ce que l’on nomme dans les médias le «processus de paix». Ses réalisations sont aujourd’hui connues: l’érection d’un vaste mur dit «de sécurité» et l’octroi d’une certaine autonomie – dans le cadre d’une occupation militaire israélienne de fait – sur des zones bien délimitées en Cisjordanie et dans l’ensemble de la bande de Gaza où a pu s’installer un proto-Etat (l’Autorité Palestinienne, en Cisjordanie), dont l’une des fonctions est la surveillance à bon compte pour l’Etat israélien.

Comment en est-on arrivé là?

L’Etat d’Israël puise son identité et sa raison d’être dans le sionisme. Cette doctrine postulait la recherche, selon l’un de ses slogans célèbres, «d’une terre sans peuple, pour un peuple sans terre.» Face aux persécutions dont étaient victimes les Juifs à la fin du XIXe siècle, en particulier en Europe orientale, dans un contexte d’affermissement des nationalismes et de conquêtes coloniales, ses fondateurs élaborèrent un projet singulier: refusant le combat pour des droits égaux, ils affirmaient que la solution à l’antisémitisme reposait dans l’émigration de tous les Juifs en un territoire déterminé pour y bâtir un Etat nouveau. La Palestine fut finalement choisie dans ce but, après que d’autres régions du monde (Argentine, Madagascar, etc.) aient été envisagées lors de discussions avec différentes puissances impérialistes. Naturellement, sa mise en œuvre – car la région n’était pas «sans peuple» – impliquait une politique coloniale brutale d’expulsion des habitant·e·s. Sous la protection de la Grande-Bretagne, dans le cadre du redécoupage de la région à la fin de la Première Guerre mondiale, un «foyer national juif» pu s’établir en Palestine. Ce dernier rencontra de nombreuses difficultés et peu de succès, la majorité de Juifs émigrant dans d’autres régions du monde ou n’avait aucunement l’intention d’émigrer. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale, dans une situation radicalement nouvelle – entre autres en raison de la destruction des Juifs d’Europe – que le projet sioniste prit toute son ampleur.

Quels sont les traits principaux du projet sioniste?

Dans quel contexte est-il né?

En quoi s’agit-il d’un projet colonialiste?

Nous vous invitons à discuter ces questions. Comprendre ce qu’est le sionisme permet d’avoir une meilleure appréhension de ce qui se passe dans la région ainsi que de déterminer les lignes de force et le contenu d’un combat pour un «véritable processus de paix.»

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