Grèce

FLASH MOB en solidarité avec le peuple grec le 2 juillet à Lausanne, pl. de l’Europe, 12h15

FLASH MOB Solidarité avec le peuple grec!
NON à l’austérité, Oui à la démocratie!
jeudi 2 juillet, Lausanne, place de l’Europe, 12h15Manifestons notre solidarité!

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Bonjour à toutes et à tous,Les trois institutions qui représentent le pouvoir des classes dominantes en Europe (Commission européenne, la Banque centrale européenne, FMI), infligent depuis 5 ans des mesures d’austérité qui ont fortement dégradé le niveau de vie de la population grecque: licenciements massifs dans le secteur public, fermeture d’hôpitaux, chômage de masse, diminution des salaires et des pensions des retraité·e·s.Cette austérité est la contrepartie exigée pour obtenir de prétendues «aides» vouées au remboursement des intérêts d’une dette de 320 milliards d’euros, dont près de 90% est immédiatement reversé aux banques. La dette grecque, comme celle d’autres pays, est tout simplement impayable. De nombreux économistes, y compris de droite, le reconnaissent.L’objectif n’est donc pas technique ou économique: il est politique, les dominants veulent imposer brutalement un programme néolibéral, liant destruction des droits sociaux, de la sécurité sociale et des salaires avec des mesures autoritaires.

Dans le nuit du 26 au 27 juin, les prétendues négociations avec le gouvernement grec (élu le 25 janvier dernier) ont été rompues. Il était question de renouveler des «aides» de 7,2 milliards d’euros, en adossées à de nouvelles mesures d’austérité. Le gouvernement grec a refusé et décidé de convoquer un référendum permettant au peuple grec de se prononcer, le dimanche 5 juillet. Depuis lors, la quasi totalité des médias et les gouvernants, quelque soit leur couleur politique, se déchaînent avec une brutalité inouïe contre le peuple grec. Il s’agit defaire un exemple: tout rejet de l’austérité et du programme de destruction des conditions de travail et d’existence doit être écrasé. L’Espagne, le Portugal, l’Irlande, l’Italie et d’autres pays pourraient suivre ce «mauvais» exemple démocratique et social. Dès lors, il faut faire la démonstration pratique qu’un gouvernement de gauche est voué à l’échec, en Grèce comme ailleurs! 

Les forces de gauche en Grèce s’engagent dans la bataille référendaire pour constituer la mobilisation d’un front uni pour un NON lors du vote du 5 juillet. Il faut aussi songer à que faire «le jour d’après», à partir du 6 juillet: construire un refus de l’austérité enraciné sur les lieux de travail et les quartiers.

Toutes les manifestations de solidarité sont un appui aux forces qui, en Grèce comme ailleurs, combattent l’austérité. Raison pour laquelle cette flash-mob est organisée.

Dans sa déclaration datée du 27 juin le Red Network (gauche de Syriza) met l’accent sur les points suivants:

 la décision de faire appel à la volonté populaire et de refuser de signer un nouveau mémorandum change le cadre politique grec;

• cela traduit le fait que les mobilisations sociales qui ont trouvé une expression politique dans le vote du 25 janvier 2015 ont des racines plus profondes que ce qu’avaient anticipé les supporters d’une politique néolibérale d’austérité à l’échelle nationale et internationale;

• un rejet des propositions des institutions le 5 juillet va sortir Syriza du marais des négociations avec les créanciers et des impasses auxquelles a conduit l’accord du 20 février; les espoirs populaires seront revitalisés;

• nous l’avons dit depuis des mois, comme voix «critique» dans Syriza: il est difficile de transformer Syriza en un parti pro-austérité;

• une fois le référendum annoncé, les créanciers feront tout pour étrangler économiquement le gouvernement de gauche ainsi que les forces populaires en Grèce;

• une bataille d’envergure va se produire dans les jours qui viennent, les travailleurs, les travailleuses et les forces populaires ont toutes les raisons d’engager un combat pour une claire majorité et pour une victoire qui affirme: non aux mémorandums; non à l’austérité; non à la dette; non aux chantages des créanciers;

• une victoire va relancer la dynamique populaire et de gauche, elle va démontrer que le rapport des forces en Grèce a changé; elle va indiquer la nécessité urgente d’appliquer de manière unilatérale les promesses faites à Thessalonique (en septembre 2014): arrêt du paiement de la dette; mesures pour améliorer la vie des salarié·e·s et des couches populaires; mettre fin aux privatisations et taxer ceux qui échappent aux impôts, etc. Cela doit se faire en utilisant tous les instruments nécessaires d’ordre social, politique, monétaire, diplomatique;

• deux mondes vont s’affronter dans les jours à venir: d’un côté, celui des gagnants des mémorandums ensemble avec leurs patrons et partenaires internationaux; de l’autre, le monde du travail, des couches populaires et paupérisées; la victoire des uns sera la défaite des autres;

• d’où l’urgence de mettre en place un front uni du NON (non aux propositions des institutions);

• au-delà des fautes politiques commises, personne ne doit sous-estimer les difficultés de la situation. Ce n’est pas le temps pour engager des débats académiques. Une victoire massive peut changer de manière significative la situation en Grèce et au-delà.

Une flash-mob où chacun et chacune pourra manifester sa solidarité avec le peuple grec se tiendra le jeudi 2 juillet, Lausanne, place de l’Europe, 12h15.

Manifestons notre solidarité!

Le Cercle La brèche

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